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Printemps des Poètes

Palmarès Concours de Poésie 2013

Par STEPHANIE SEUZARET, publié le vendredi 31 mai 2013 12:13 - Mis à jour le vendredi 31 mai 2013 13:38

Merci à tous les élèves qui ont participé au Concours de Poésie 2013!

1er Prix:

Au théâtre Genèse

 

Au théâtre Genèse, toujours le même jeu

Toujours les mêmes cris, mais qui sonnent bien creux

Je produis, je détruis, je me joue malheureux

Mais dans le fond je ris, car je suis si chanceux

 

Je disparais, je mens,, je me voile et je meurs

J’apparais, pour un temps, je fais danser mes peurs

Coulent mes larmes d’encre qui noircissaient mon cœur

Mon esprit lève l’ancre, et s’emplit de douceurs

 

Je m’enferme sur scène, personne ne me voit

Délire schizophrène, je suis tout à la fois

C’est un jeu bien infime, entre tragique et drôle

 

Rêverie éphémère, et puis cristallisée

Par la plume d’un ange, ou un sang irisé

je sortirai d’ici les mains pleines d’écrits

Qui parleront de vie, de mort, de rien, d’esprit

 

Qu’il est doux ce théâtre où personne ne vient

Où naissent tant d’histoires, tant de tristes destins

Des yeux qui s’illuminent, ou le néant qui rit

Il est à l’origine de mes rêveries

 

Mais la scène est trop grande pour une seule âme

Je voudrais qu’on entende ce vain psychodrame

Qu’on lise entre les thèses, qu’on voit mon être veule

Au théâtre Genèse, je m’y sens toujours seul.

 

Gaï Mulkairn

 

2ème Prix:

Les amants du voyage

 

Airs, senteurs

Sauvages chassées

Croisées aux yeux

Des rivages

 

Fruits des songes

Blasés du vent

Né sans instant

Le feu des âges

 

Le ciel bleu

Des doux adages

Calme en poussières

Volé par les airs

 

Volent les mâts

Les naufrages

Les chaleurs

Sans mirages

 

Soufflent les sables

Sur le visage

Des amants

Du voyage

 

Au crépuscule

Des sages

Les chemins

Du temps

 

Tissent leurs

Amarrages

Dans les silences

Des champs

 

Et les roulottes

Perdues des cieux

Crèvent la terre

Les éléments

 

Et souffle le sable

Sur le visage

Des amants

Du voyage.         

           Ruben

 

3ème Prix:

Monologue de mon âme

 

Je plonge dans l’abysse du rêve

Je m’évade, j’oublie,

Aux monologues de mon âme,

Je me rends, je me plie.

 

Ces illusions imagées m’enchantent et m’attirent,

Je ne suis qu’un animal impuissant,

Subjugué, ensorcelé par Orphée et sa lyre,

Je me jette, exaltée, dans le néant.

 

La chute est splendide, pleine d’espoir et d’entrain,

Mille et un songes se précipitent entre mes mains,

Cependant il ne faut pas oublier les cauchemars terribles,

Qui se glissent parfois dans mon sommeil paisible.

 

Mon subconscient saisit l’occasion pour me torturer,

Puise dans mon passé, me projette bien d’étranges faits,

Je me retrouve noyée par mes propres pensées,

Je commence à avoir peur de me reposer.

Et pendant les heures réveillées je ne songe qu’au sommeil,

Et pendant les heures de sommeil je ne songe qu’au réveil.

 

Peu à peu mon âme se brise, j’arrête de combattre,

Je vis une torture perpétuelle, quel stéréotype idolâtre!

Je suis consciente de mon déclin mais je n’y peux rien,

J’oublie comment c’était, me sentir bien.

 

Par la suite mes rêves envahissent mes heures réveillées,

mes seuls moments de repos momentanés se trouvent violentés

Je vis alors en rêvant, je me perds dans mon âme,

“Vivre ses rêves?” Quelle aspiration infâme!

 

Cara Lynch